Hommage

La Gravière secrète

Folk acoustique · Voix masculine grave · Anniversaire

La Gravière secrète

Folk acoustique

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Paroles

Je croyais que les étés ne finiraient jamais. À la gravière, le monde était immense, un jardin plus grand que toutes les distances, les Pyrénées posées comme un secret, au bout du ciel qu'on ne regardait jamais. On construisait des royaumes avec trois bouts de bois, des cabanes fragiles qui tenaient mieux que nous parfois, et les journées passaient sans jamais se presser, comme si le temps avait décidé d'attendre l'été. Puis une voix montait depuis la maison, le parfum du dîner traversait l'horizon, et toi tu riais avant même de t'asseoir. Vive le bon manger de bonne maman ce soirOn ne savait pas encore que les années courent vite Qu'on grandit chacun ailleurs mais qu'il reste des endroits qui nous habitent Même quand les chemins changent de direction On garde des idées au fond des maisons Des rires qui traversent le temps sans bruit On s'écrit moins mais on s'oublie jamais Car les cousins du soleil savent rester Avec la gravière dans nos poches à vie La vie t'a porté plus loin que les cartes, un peu d'Australie quelque part dans le regard La Suède au matin, la Belgique en hiver, toujours ce goût du monde derrière les frontières Tu observes les ombres que les autres ignorent, les chemins silencieux des marchés du dehors Presque un métier d'espionne dans le bruit du monde, à comprendre ce que tant de regards confondent Mais moi, quand je pense à toi parfois, je revois surtout le baby-foot et ta loi Le flipper impossible où personne ne gagnait Et ton rire quand tu nous écrasais Et nos mères riaient fort comme des sœurs de cœur Sans imaginer peut-être qu'un jour les enfants Apprendrait les distances Même quand les chemins changent de direction On garde des étés au fond des maisons Des rires qui traversent le temps sans bruitEt Biarritz revient comme une vieille chanson Les embruns salés sur les saisons La maison de Sven, les souvenirs qui veillent Comme une lumière restée au soleil Violaine aussi dans le fil des années Tous ces liens qu'on croit parfois éloignés Mais l'enfance c'est des choses sur nous Que le temps n'efface jamaisJe nous revois courir sans savoir qu'un jour Les étés deviendraient des trésors.Vive le bon manger de bonne maman. À la gravière, les cabanes sont peut-être tombées Mais nous quelque part, on y joue encore

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